Au printemps, l’ANSE (agence nationale de sécurité sanitaire) a publié un rapport mettant en lumière la très forte contamination de notre alimentation par ce métal lourd toxique via la pollution des sols agricoles en grande partie à cause des engrais de synthèse phosphatés.
Ce sujet ayant suscité de nombreuses interrogations ces derniers mois, les paysans meuniers de la Ferme de Beaudreville avec lesquels je travaille, ont fait spécifiquement analyser leur blé afin de disposer de données objectives sur la teneur en Cadmium.
Il faut savoir que pour le blé tendre, le règlement 023/915 de l’Union Européenne, impose une teneur < 0.10 mg/kg.
Le résultat obtenu est particulièrement satisfaisant : le blé de la Ferme de Beaudreville présente une teneur en cadmium de 0,035 mg/kg, soit près de trois fois inférieure à la limite réglementaire européenne.
Au-delà du simple respect de la réglementation, ce résultat constitue un véritable indicateur de la qualité des céréales et des farines qu’élaborent Thomas et Thibaut. Ces faibles teneurs sont le reflet de choix agronomiques menés depuis de nombreuses années. Depuis près de dix ans, aucun engrais phosphaté susceptible d’apporter des quantités significatives de cadmium n’a été utilisé sur leur exploitation.
Bien avant que le sujet ne fasse débat, ils avaient fait le choix de pratiques respectueuses des sols et de la qualité sanitaire de leurs productions. Cette analyse vient aujourd’hui confirmer la cohérence de cette démarche.
La qualité d’une farine ne se mesure pas uniquement à ses performances en panification. Elle repose également sur la qualité sanitaire du grain dont elle est issue. Ces résultats les confortent dans leur volonté de proposer des farines biologiques locales alliant qualités boulangères, traçabilité et exigence sanitaire.
En Auvergne, Les moulins d’Antoine avec qui je travaille également, n’ont trouvé aucune trace de Cadmium dans leur Seigle de la Margeride (la limite de détection est à 0,010 mg/kg).

